Au fond de mon panier

Comment dire... venez, vous verrez bien

10 novembre 2006

Fusion de blogs

Après un essai de six semaines, force m'est de constater que je peine à alimenter ce blog. Tant que je n'en avais qu'un, l'exercice était pour moi un réel plaisir, mais l'alimentation de deux blogs empiète trop sur mon temps libre. Temps libre, qui m'est précieux parce que trop rare.

Aussi, je préfère créer une rubrique un peu «fourre-tout» sur «la vilaine maison» où je rangerai les billets d'humeur qui n'ont rien à voir avec la ligne directrice initiale (rénovation et déco).

J'avais créé ce blog dans un souci de concision, afin de ne pas mélanger les genres. Mais après tout, qui m'en voudra si c'est un peu le souk de l'autre côté ?

En conclusion, je préfère garder un blog bien vivant plutôt que deux blogs en friche.

Et surtout je veux continuer à considérer cela comme un divertissement et pas comme une contrainte que je m'imposerais à moi-même.

Je vous attends ...

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30 octobre 2006

If Britney could, I can too !

Vu sur Yahoo People (oui, j’avoue après avoir consulté les rubriques Monde et France je passe direct à la rubrique Peole) Britney affichait une taille fine le week-end dernier lors d'une virée shopping à Los Angeles. Un témoin a confié au New York Daily News : "Elle était au mieux de sa forme, elle était époustouflante ".

Eh bien voilà une nouvelle qui me réjouit à plus d’un titre.

Que les choses soient claires, les minauderies de la donzelle m’ont toujours agacée et je continue de zapper ses bluettes de post-adolescente peu farouche. Cependant, je vois dans l’info de Yahoo deux raisons de me réjouir :

Si mes sources sont fiables ; Britney a accouché d’un deuxième enfant en septembre. Sa ligne retrouvée signifierait donc que l’immonde graisse post-partum qui s’accroche au ventre, aux cuisses et aux hanches n’est pas une fatalité ? Peut-on rêver qu’elle puisse se faire la malle au prix de privations et de courbatures ? Du coup je caresse les espoirs les plus fous : perdre ces 7 kilos qui semblent avoir élu définitivement domicile entre mes côtes flottantes et mes genoux, pouvoir remonter plus haut qu’à mi-cuisses un pantalon en taille 40… Certes je ne dispose pas à demeure d’un cuistôt prêt à me concocter des mets savoureux et dépourvus de gras. Mais en cherchant bien, je suis sure que je peux trouver au fond de mon congel quelques aliments à moins de 500 calories les 100 grammes. Et puis allez, il faut que je me le remue ce popotin !

Deuxième point : je fus tout bonnement outrée de l’acharnement dont ont fait preuve les journaux à l’égard de Britney. Elle fut photographiée tout gras dehors, le make up en déroute ou à demi murgée. Son image de star déchue et de mauvaise mère a fait le tout du monde (mauvaise mère, tu parles ! jeune maman paumée plutôt – les mots jeune maman et paumée forment ici une redondance). Le comble de l’indécence paparazziesque fut atteint lors du fameux faux mouvement où elle manqua tout bonnement de flanquer son Jason dans le caniveau.

Ben moi, je vous le dis, pour se sortir d'un tel guêpier, il faut être autre chose qu'une pauvre écervelée. Qui eut cru que du fond du puits ou elle chut, elle put relever la tête ? (notez au passage l'allitération !). Bon, j'avoue être admirative de la renaissance du Phoenix... ce qui ne m'empêchera pas de zapper son prochain tube énervant.

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28 octobre 2006

J'adore l'injustice

Comme j’aimerais découvrir cette réponse au détour de l’interview d’une staaaaaar dans Voici ou Gala. Je rêve qu’un de nos peoples, dans un grand moment de pression (la promo, c’est extéééééééééénuant) se déchaîne et nous surprenne par des réponses non copiées sur un collègue dans Closer.

Au lieu de quoi, nos peoples nous sortent quasiment toujours les mêmes poncifs* dont j’ai dressé une liste non exhaustive :

«L’injustice m’est intolérable»

Ah ba c’est sur que tu serais soudain moins populaire si tu avouais que tu assimiles le concept selon lequel un ouvrier plafonne à 1000€ pendant que ses dirigeants hésitent entre Saint-Barth et les Tuamotu pour leurs prochaines vacances.

«Je ne supporte pas l’idée qu’à notre époque des gens ne peuvent se nourrir correctement»

Ben si, banane, tu peux la supporter puisque tu es là, en pleine forme, les fesses calées sur les coussins du Raphaël en train de siroter du dardjeeling en picorant des macarons. Dire que tu n’apprécies pas serait plus juste. Tout le monde supporte. Vous avez déjà vu quelqu’un se jeter du rez-de-chaussée parce qu’on crève de faim en Afrique ?

«J’ai horreur des gens intolérants»

Ah bon ? Parce que nous la plèbe, on adore les racistes, les homophobes, les misogynes et autres ânes du même tonneau.

«Je suis curieuse, j’ai sans cesse envie de découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles personnes» (variante «I’m so aware»)

Nous, tout pareil. Mais notre quotidien nous amène surtout à côtoyer Bribri et Hervé, nos collègues de bureau. Le stock de nos relations se renouvelle peu. Nous aussi on aime voir du pays mais on attend les congés payés pour mouiller le yacht. Parfois même notre nouvel horizon de la semaine se résume à la réorganisation des rayons chez Auchan. Oui mais nous, le soir comme on n’est jamais invités au lancement du dernier Motorola ni à la soirée Cristal Roederer, on peut lire plein de livres au chaud sous la couette pendant que tu souffres sur tes 8 cm de talons. Et cette richesse là, on ne te la céderait pas.

*Bon, à leur décharge, il faut bien avouer que des questions connes appellent des réponses connes.

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22 octobre 2006

Ministère amer

Je ne l’ai jamais aimé. Sa lippe toujours humide, son nom d’artiste et ses textes évoquent pour moi l’homme encore jeune mais déjà libidineux. Jusqu’ici, il me suffisait de zapper pour ne pas être importunée par sa présence. Oui mais voilà que le Doc se mêle de faire de la politique. A moins que votre télé ne soit en panne depuis deux mois (et qu’après vous être acquitté de votre taxe d’habitation vous n’ayez plus les moyens de faire un crédit chez Darty), il ne vous aura pas échappé que le Doc soutient la candidature de Sarkozy. Et ça, ça me gêne. Pas parce que je n’ai l’intention de voter pour notre Ministre de l’Intérieur que sous la menace d’une arme blanche (tant pis si cet aveu me fait perdre la moitié de mes 10 lecteurs quotidiens…). Johnny, Clavier et d’autres se sont engagés dans cette voix et ma foi et je ne leur en veux pas. (je ne vais pas me mettre à haïr la moitié de la population qui ne partage pas mes idées…).

Avec le Doc, le problème se situe ailleurs : comment un candidat à la présidentielle peut-il s’encombrer d’un mec qui a écrit «Viens voir le docteur» ou «Ma S…. à moi» (c’est ici pour les paroles). Sans faire mon Isabelle Alonso, je suis choquée par le fait qu’un mec qui véhicule une telle image des femmes gravite dans l’entourage d’un probable (hélas !) futur président. Je n’ai pas pour habitude de me considérer comme une espèce menacée, aussi n’est-ce que très rarement que je brandis l’étendard féministe, mais là je suis proprement scandalisée.

En outre, si le chantre du touche-pipi n’a pas encore compris qu’il n’est que la caution racaille de Sarkozy, c’est qu’il est encore plus con qu’il n’en a l’air.

En des temps fort reculés, que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître, un premier ministre (Chirac ?) nomma Simone Veil au ministère de la santé. Les femmes crurent alors qu’elles étaient un peu comprises. Et sur les transistors Radiola on entendait «Les mots bleus», c’était un chouia plus élégant que «Frotti-frotta». Je ne louche pas avec nostalgie vers un passé révolu («c’était mieux avant» n’est pas ma philosophie), je louche vers une direction où j’ai l’intuition que l’on choisit mieux ses acolytes.

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19 octobre 2006

Chacun fait c'qui lui plait

Pouh la la que je suis peu inspirée ces derniers temps. J’ai beau me creuser la cervelle, rien de ce qui se passe dans ma vie ou dans les restes du monde ne provoque en moi la petite étincelle d’inspiration nécessaire. En plus j’ai du laisser mon humour quelque part entre Sarlat et chez moi (la honte d’avoir écrit cette dernière phrase ! la reine de la rhétorique je vous dis). Bon pas la peine d’essayer d’être spirituelle, je n’y arriverai pas avant quelques bonnes nuits de sommeil.

Ces derniers jours bien peu de choses ont retenu mon attention dans l’actualité : pas trop de catastrophes (ou alors je les ai complètement occultées), des faits divers sordides mais auxquels on est habitués au point de ne plus relever la tête de notre assiette, la campagne présidentielle qui nous berce de son ronron quotidien. Bref, rien qui mérite qu’on y revienne. D’ailleurs même les journaleux rêvent de nouvelles émeutes hivernales pour avoir enfin quelque chose à dire.

Ah si, deux reportages m’ont laissée sur le cul (je répugne à employer ce genre de mots sur mon blog, ce sont des truffes pour les cochonnets de tous poils qui circulent sur Google, mais là je n’en vois pas d’autre).

Jean-Pierre Pernod (je sais qu’il y une faute…) nous faisait part dans son JT de mercredi du passe-temps tout neuf des lycéens qui s’emmerdent : le pen spinning. A un âge où la génération précédente gravait au compas sur les tables d’école « Jon bon Jovi je t’aime », les djeuns font tourner des crayons entre leurs doigts, façon majorette. Oui mais attention pas n’importe comment : avec toute la grâce déployée par Josiane Balasko pour lancer le bâton dans Nuit d’Ivresse. Je me suis entraînée au boulot et je peux vous dire qu'ils ont du mérite les djeuns. Il va falloir qu’ils révisent sérieusement puisque des championnats internationaux sont organisés via le net. Allez, je vous offre un cours gratuit de pen spinning.

L’autre reportage qui a réussi à me tirer de ma léthargie est passé chez Laurent Ruquier et nous a tout appris tout sur l’Air Guitar. La discipline consiste à danser sur du hard rock/heavy metal/death metal… en faisant semblant de jouer de la guitare électrique. Le comble est que l’urluberlu n’a même pas une Fender débranchée entre les mains, il n’a que du vent. Il secoue consciencieusement sa longue chevelure et prend des airs extatiques en mimant des riffs diaboliques. Celles et ceux qui ont connu les grandes heures du hard rock dans les eighties peuvent juger du ridicule de la posture. On appelait pas ça le Air Guitar, on appelait ça avoir l'air con.

Là encore des championnats très sérieux sont organisés partout dans le monde. Si vous voulez voir à quoi ça ressemble (ou vous inscrire...) c’est ici

En tout cas, moi je suis ravie de savoir que je peux jouer du air piano et même du air violon si je veux.

Les gens ont de ces manies…

disait le regretté Grégory de Chagrin d’Amour. Ben voui.

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05 octobre 2006

Entre M et Sollers

M              sollers

Quel rapport entre ces deux personnages, à part leur célébrité ?

M est à mon avis un artiste de grand talent dont j’apprécie l’originalité dans un paysage musical toujours plus consensuel et destiné à renflouer les caisses des majors en étouffant dans l’œuf toute tentative de déviation du droit chemin dont la destination finale est la Star Ac (Une seconde, je reprends mon souffle).

Philippe Sollers est un écrivain. De talent aussi paraît-il. Quoique je ne connaisse de lui que ses interventions télévisées. (Je pense d’ailleurs qu’il couche à la télé. Je veux dire par là qu’il doit posséder une chambre dissimulée quelque part dans les studios de la Plaine-Saint-Denis, car sinon comment ferait-il pour squatter les plateaux de la quasi totalité des émissions littéraires ? Parfois, il invite ses amis Houellebecq et Angot à sa pyjama-party).

Mais revenons au sujet qui me préoccupe.

Pourquoi vous parler de ces deux personnages qui n’ont somme toute pas grand chose en commun ?

Parce qu’aujourd’hui j’ai l’impression d’avoir hérité de chacun ce qu’il a de pire…

Sa coiffure.

Vous devez penser que mon souci capillaire vire à l’obsession et vous n’avez pas tort. Mais le fait est que mes cheveux sont organisés de bien étrange façon : les côtés rebiquent, tandis que ma frange (sans doute rétrécie au lavage) ressemble vraiment à celle de Philippe Sollers.

Bon, je m’en remettrai. Et rassurez-vous, je ne ferai pas de troisième post sur le sujet. Ceci dit ma petite mésaventure tombe à point nommé : elle me permet de jacasser quand même bien que je ne sois que fort peu inspirée…

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04 octobre 2006

Call me Pimprenelle

Sauf si vous êtes vraiment très jeune, vous vous souvenez forcément de Pimprenelle.
Nicolas et Pimprenelle ? Ca ne vous dit rien ? (bien qu’on sente venir le truc, je n’ai pas l’intention de vous parler de la campagne pour les présidentielles 2007).

Pimprenelle était donc la copine (ou la sœur ?) de Nicolas dans Bonne Nuit les Petits, série des années 60 ou un plantigrade débonnaire judicieusement prénommé Nounours invitait les marmots d’alors à aller se coucher. J’avoue que je ne connais cette série qu’à travers les rediffusions, mon âge n’étant pas avancé au point d’avoir eu 6 ans en 1962.

Pimprenelle avait la particularité d’être affublée d’une coiffure improbable : voyez vous-même (à droite au-dessus de l’ours…) :

pimp

Si je vous parle d’elle depuis plusieurs lignes, c’est parce que tout à l’heure, en croisant mon reflet dans les vitrines, c’est à elle que j’ai immédiatement songé. Je sortais de chez le coiffeur et je me suis dit : « ma fille, cette fois ça n’a pas raté, tu l’as ta coupe de Pimprenelle ».

J’avais juste pris rendez-vous pour un rafraîchissement peu risqué de ma coupe habituelle et je suis ressortie avec une choucroute (à l’ancienne) sur le haut du crâne.

Où donc sont passées mes bouclettes d’antan ? qu’avez-vous fait, pauvre folle, de cette mèche que je glissais derrière mon oreille 3218 fois par jour ? quelle fièvre s’est emparé de vous et de vos satanés ciseaux au moment où je vous confiais ma tête ?

C’est au sèche-mains des toilettes du boulot que je dois d’avoir pu réapparaître en public (et accessoirement d’avoir pu travailler un tout petit peu). Aspersions, frictions, brossages, dégonflages, peignages, séchages furent nécessaires… mais ne suffirent pas. A son retour de déjeuner ma collègue m’a dit « oh t’es bien ! ça fait un peu comme dans les années 60 ».

Et je fais comment moi, en 2006, avec ma binette à danser le twist ?

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30 septembre 2006

Suis-je bobo ?

Quand j'ai entendu pour la première fois la dernière chanson de Renaud, j'ai cru me voir dans un miroir... A l'aide du texte, je me livre donc à une introspection pour répondre à cette question existentielle : suis-je vraiment bobo ?

On les appelle bourgeois bohêmes
Ou bien bobos pour les intimes
Dans les chanson d'Vincent Delerm
On les retrouve à chaque rime
Oui, je me reconnais dans les chansons de Delerm, dans toutes les références littéraires dont sont truffées ses chansons, je me reconnais aussi dans les bouqins de son papa
Ils sont une nouvelle classe
Après les bourges et les prolos
Pas loin des beaufs, quoique plus classe

Oh ben oui, quand même
Je vais vous en dresser le tableau
Sont un peu artistes c'est déjà ça
Ah non, pas du tout artiste, pas foutue de lire une partition ou de dessiner un bonhomme à ma puce. Mais vivement interéssée par les arts, sauf la sculpture qui me laisse de marbre (hu, hu, hu, le jeux de mots)
Mais leur passion c'est leur boulot
Ouais, bof, ma passion, c’est surtout le salaire

Dans l'informatique, les médias
Alors là, pile poil dans le mille

Sont fier d'payer beaucoup d'impôts

L’ennui c’est que ne paye pas beaucoup d’impôts justement.
Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

Ils vivent dans les beaux quartiers
ou en banlieue mais dans un loft
Ateliers d'artistes branchés,
Bien plus tendance que l'avenue Foch

Nan, je vis dans une vilaine maison en cours de rénovation mais dans une commune qualifiée de privilégiée
ont des enfants bien élevés,
Ah, parce que les autres aiment que leurs enfants leur répondent merde ?

qui ont lu le Petit Prince à 6 ans
Nan, mais l’intégrale de Petit Ours Brun et de Tchoupi à 2 ans et demi (euh, c’est pas elle qui lit, elle est futée mais quand même)

Qui vont dans des écoles privées

Nan mais super petite école disposant de supers moyens
Privées de racaille, je me comprends

Oui moi aussi je te comprends
ils fument un joint de temps en temps,

Nan, mais un petit Porto, je ne dis jamais non
font leurs courses dans les marchés bios
Ben tiens, vous en connaissez beaucoup, vous des gens qui disent « moi si y a pas d’OGM dans mes macaronis, j’y touche même pas ! » ? Je déplore toutefois le prix exorbitant des produits bios (du sans doute au circuits de distribution confidentiels) et contrairement à la célèbre maxime d’Aimé Jacquet, eh bien si, ça coûte plus cher de bien manger.

Roulent en {x4}4, mais l'plus souvent,

Ah non, la je m’insurge en défenseuse de la cause écologique, le 4 X 4 pollue à mort. Quoique qu’en être humaine bourrée de paradoxes, je sens parfois ma fibre verte s’étioler devant le Defender de Rover

Tout ce que je demande à une voiture c’est d’assumer son rôle et de rouler sans faire d’histoires. Et de n’être pas trop laide, parce que dans ce domaine, nous avons donné. En des temps plus reculés, de vaches très maigres, nous fîmes l’acquisition en urgence (achetée le samedi pour aller bosser le lundi) d’une Renault 12 vert pomme. Non contente de nous désigner pour cibles auprès de tous les représentants de la Police Nationale, la bougresse nous joua de vilains tours. Un jour, son pot d’échappement (bien nommé) nous échappa au milieu d’un carrefour. J’en pleurai de rage et de honte en allant ramasser l’objet. En plus, et ça vous ne pouvez le savoir, le pot d’échappement d’une voiture est brûlant. C’est donc munis de vieux exemplaires de la Voix du Nord que nous achevâmes de nous ridiculiser devant les conducteurs ébahis et immobilisés par le bouchon occasionné. Alors désormais, les caisses à savon, merci bien !

préfèrent s'déplacer à vélo
Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

Ils lisent Houellebecq ou philippe Djian,
Les Inrocks et Télérama,

Oui, oui et oui, sauf pour Houellebecq qui me fait dresser les cheveux sur la tête à force de suffisance
Leur livre de chevet c'est surand

Surand ??? c’est qui ? J’avoue mon ignorance. Moi j’avais compris Cioran, ce qui serait nettement plus logique…
Près du catalogue Ikea.
En ce moment, mon trip ce serait plutôt les brocs et la récup’. Je crains toutefois que la mouvance schabby chic ne soit encore plus bobo qu’Ikea

Ils aiment les restos japonais et le cinéma coréen

Oh oui, les sushis, la sauce soja et le wasabi… mais pas devant un fil coréen, un bon vieux Ken Loach fait aussi bien l’affaire
passent leurs vacances au cap Ferret
Nan, un peu plus haut (Bretagne) ou un peu plus à l’ouest (Périgord, Aveyron, Lot), mais sans doute pour les mêmes raisons

La côte d'azur, franchement ça craint
S’il s’agit d’aller baver devant les yachts à Saint-Trop’, ou de frimer en fausses binocles Chanel sur la Croisette, oui, ça craint…

Ils regardent surtout ARTE
Ben quoi d’autre ? Arthur et ses boites ? La Star Ac ?

Canal plus, c'est pour les blaireaux
Oh ben non, pas Groland

Sauf pour les matchs du PSG
et d'temps en temps un p'tit porno

J’ai pas le décodeur, tu voudrais pas que je regarde ça à travers la grille d’une passoire fine (j’en connais qui ont essayé…)
Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

Ils écoutent sur leur chaîne hi fi
France-info toute la journée

Renaud, sache que sur France Info, la programmation est cyclique : les mêmes infos reviennent à intervalle régulier, on est donc obligés de zapper sur France Inter…
Alain Bashung Françoise Hardy
Alain Bashung, forcément, vous en connaissez d’autres capables de restituer une ambiance aussi noire que celle de « Madame rêve » ?

Et forcement Gérard Manset

Ah non, plus depuis une interview qu’il a donnée sur France Inter ou je l’ai découvert encore plus suffisant que Houellebecq. Certes, il sait écrire le bougre, mais quel pédant ! D’autres écrivent aussi bien mais n’en font pas toute une histoire (William Scheller, au hasard)
Ils aiment Desproges sans même savoir
que Desproges les détestait
Que je sache, et à mon grand regret, Desproges n’a pas eu le temps de connaître les bobos…

Bedos et Jean Marie Bigard,
même s'ils ont honte de l'avouer

Oui j’avoue, Bigard me fait rire, oui j’avoue que j’ai honte de mon rire gras.
Ils aiment Jack Lang et Sarkozy

Sarkozy ??? ça va pas non ? En revanche Jack, c’est autre chose…
Mais votent toujours Ecolo
Oui ben pour ce que ça a donné la dernière fois, en 2007 on réfléchira à deux fois et on votera avec sa raison plutôt qu’avec ses tripes

Ils adorent le Maire de Paris,
Ardisson et son pote Marco
Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos
La femme se fringue chez Diesel

J’aimerais bien
Et l'homme a des prix chez Kenzo
Pour leur cachemire toujours nickel
Zadig & Voltaire je dis bravo

Ben quoi, c’est joli non ?
Ils fréquentent beaucoup les musées,
les galeries d'art, les vieux bistrots

Oui, quoique maintenant avec une poussette…
boivent de la manzana glacée en écoutant Manu chao
Manu je l’aimais mieux dans la Mano

Ma plume est un peu assassine
Pour ces gens que je n'aime pas trop
par certains côtés, j'imagine...
Que j'fais aussi partie du lot
Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

En conclusion, je présente de nombreux symptômes caractéristiques de la boboïtude. Oui mais j'ai l'antidote : je n'ai pas les moyens financiers d'être une bobo intégrale. 

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23 septembre 2006

Age canonique

agecanonix

Ceux qui ont eu la curiosité de visiter mes albums auront compris que je n’ai plus 17 ans (âge auquel on est pas sérieux, selon Arthur, qui a vécu juste assez longtemps pour savoir qu’avec 20 ans de plus, ça ne s’arrange pas). La musique que j’aime est bien loin de Kyo (ils existent encore eux d’ailleurs ?) et les people que je trouve terriblement séduisants ont deux fois l’âge d’Orlando Bloom. Autant d’indices qui ne trompent pas : je ne suis plus une djeun !

Mais au fait comment savoir qu’on déjà basculé du côté obscur de la force ?

Quelques pistes :

  • Parfois sous la douche, vous chantez à tue-tête « en rouge et noir, mes luttes, mes faiblesses, je les connais la la la la la la la …» et dans le meilleur des cas « The Magnificient Seven » des Clash

  • Vous trouvez le R&B mou et chiant

  • Depuis quelques temps, la peau de votre visage tiraille. Vous doublez la dose de crème hydratante, mais force est de constater que rien n’y fait. Et pour cause : votre peau ne tiraille pas, elle est ridée !

  • Quand vous êtes invitée le samedi soir et que vous terminez la soirée sur le coup de 3 heures, vous peinez à vous extirper de votre lit le lundi (et ce même si vous avez délaissé le Chardonnay au profit du Perrier).

  • Par contre, quand vous avez bien dormi, tout le monde le sait : vous avez la marque de l’oreiller tatouée sur la joue jusqu’à midi

  • Il ne vous arrive plus jamais de vous faire un plateau-télé à 21 heures 30. Et pour cause, vous avez un enfant qui réclame son dû à 19 heures pétantes.

  • Le dimanche vous êtes levée à 7 heures, et pour cause, vous avez un enfant qui réclame son dû à 7 heures 30 pétantes (et vous faites ça dans la joie et la bonne humeur parce que pour ledit enfant, vous donneriez un œil, un rein et même une oreillette tiens – non, pas la bluetooth - une de celles qui voisine avec les ventricules)

  • Vous trouvez le look gothique grotesque (bien que vous fûtes baba-cool dans les eighties), votre piercing dans le nez est autocollant (parce qu’un trou en plus des rides…) 

  • En revanche, vous portez du noir, du kaki, du gris, du jean, couleurs qui siéent aux djeuns. Mais vous fuyez le look grand deuil à coup de bijoux en or

  • Dans les concerts de rock, vous ne vous déhanchez plus devant les Marshall, vous restez au fond de la salle genre « j’attends mon fils »

  • Vous mettez six minutes pour taper « g ht du pain » sur votre portable

  • Au boulot, les échelons supérieurs de la hiérarchie daignent vous serrer la main. Si l’échelon suprême vous dit bonjour, c’est que vous n’êtes plus qu’à six mois de la retraite

Officiellement, on reste jeune jusqu’à 25 ans et 364 jours. A 25 ans et 365 jours, tous les dispositifs en faveur des jeunes (emploi, culture, transports…) vous sont interdits.

En ce qui me concerne, l’estocade finale me fut portée par une stagiaire, charmante au demeurant, que j’étais chargée de chaperonner. Consciente de la différence d’âge, je nous trouvais pourtant des points communs qui me donnaient l’illusion que nous étions d’une même génération. Un jour que je discutais de musique avec la donzelle piercée, je luis avouais que quand j’avais son âge j’étais très branchée hard rock et que j’adorais AC/DC. Sur ce elle me lança : «ah ouais, mon père aussi» !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je ne vais pas vous sortir le poncif selon lequel la jeunesse c’est dans la tête (et gnagnagna et gnagnagna - ah ben si, tiens c’est fait) mais parfois, quand une horde d’ados ramollos ralentit mon pas alerte de speedée chronique, j’ai envie de botter le cul de ces djeuns à coup de bouteille de Yop !

Pour les punir d’avoir 20 ans de moins que moi…

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22 septembre 2006

Mange graisses

J’ai enfin trouvé le produit que nous attendons toutes (et tous, nous ne sommes pas les seules à traquer le lipide disgracieux). Autant avouer tout de suite que j’ai déniché le Graal.

Bien que personnellement dotée d’un IMC* de 23 qui satisfait pleinement le corps médical, je ne verrais aucun inconvénient à me délester de 5 ou 6 kilos.

Aussi quand j’ai découvert ce produit miracle, après des heures de recherche fébrile sur le net, je me suis retenue pour ne pas danser la gigue (ou la bourrée ou même la danse des canards, tiens) au milieu du salon.

Les rois du marketing ne se sont pas embarrassé d’un packaging flatteur ou d’une appellation racoleuse et l’ont sobrement baptisé « Spray anti-graisses ». De fait, chacun comprend qu’il s’agit d’un spray et qu’il est résolument contre les graisses. Alors que les crèmes et autres formules amincissantes sont généralement présentées en flacons ou pots aux teintes délicatement irisées et chatoyantes (au point qu’après 15 jours de tartinage infructueux, on en pare nos salles de bain), le spray anti-graisses est sobrement conditionné en flacon de plastique blanc, muni d’un vaporisateur. Tant de simplicité lui donne un peu l’air d’un Elancyl du Tadjikistan, mais bon, quand on est motivée on ne s’arrête pas à ce genre de détail. D’ailleurs c’est sans doute ce dépouillement qui justifie son prix ridiculement bas : 4,94 € au lieu de 8,99 € (comme la chance était avec moi ce jour là, j’ai bénéficié d’une réduction de 45 %).

Son utilisation est simple, on vaporise sur les zones adipeuses, on masse rapidement... et c’est tout. Et ça marche. On peut presque dire que la graisse fond sous nos yeux.

Ce produit étant uniquement disponible en VPC, je me ferai un plaisir de renseigner celles (et ceux) qui voudront bien me laisser leurs coordonnées (je ne fais pas de pub, sinon dans 3 jours, c'est la rupture de stock !).

spray

Bon les filles (les mecs), on se réveille ! C’était une blague !

Vous avez vraiment cru que vous alliez venir à bout de vos bourrelets rebelles pour 4,94 €, sans efforts et sans privations ? Allez, on arrête de rêver et on retourne illico à ses abdos et à son émincé léger de haricots et son émulsion de jus de citron dégraissé.

Le spray anti-graisses existe bel et bien mais il ne dégraisse que le cul des casseroles…

IMC = indice de masse corporelle, doit être compris entre 19 et 25, en-dessous, on parle de maigreur, au-dessus on est en surpoids. Moult sites pour calculer son IMC sur le net.

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